Célébration publique de la découverte médicale du Pr Olivier Ameisen

« Olivier Ameisen à découvert le traitement de l’addiction »

Pr Jean Dausset – Prix Nobel de médecine 1980.

 

Paris, le 22 mars 2018. Lorsqu’il nous a quittés en juillet 2013, le Pr Olivier Ameisen avait été inhumé provisoirement dans une sépulture amie. A l’occasion de son inhumation définitive au Cimetière du Montparnasse, une célébration publique est organisée en son hommage. Elle se tiendra le mardi 27 mars 2018, à partir de 20h00 : Hôpital Cochin, pavillon Tarnier, 75006 Paris.

Le Pr Olivier Ameisen était un médecin cardiologue franco-américain. Il obtint son baccalauréat en fin de seconde et entama aussitôt des études de médecine en 1969 après avoir été tenté par une carrière de pianiste classique. Pendant son service militaire, il fut le médecin de Matignon (1980-81). Puis il s’installa aux États-Unis en 1983 comme cardiologue à l’hôpital presbytérien de New York et exerça cette spécialité aux États-Unis jusqu’en 1998.

Après des recherches exhaustives dans la littérature médicale, il fit une découverte qui sera publiée en 2004 : l’utilisation d’un décontractant musculaire, le baclofène, pour soigner l’alcoolisme chronique [1]. Ce médicament — qu’il s’est auto-administré quotidiennement en adaptant un protocole utilisé dans des modèles animaux – l’a guéri de son alcoolisme comme il le raconte dans son livre « Le dernier verre » publié en 2008 [2].

Il se lança alors dans une lutte acharnée afin de faire reconnaître ce myorelaxant qui supprime le craving (besoin irrépressible de boire) lié à l’alcool. Cela devint le « combat de sa vie » durant lequel il dû faire face à de nombreuses polémiques de la part d’addictologues et de sociétés savantes qui conservent encore aujourd’hui leur faveur au traitement de l’alcoolisme par l’abstinence ou avec d’autres médicaments. Plusieurs associations de patients et de médecins se sont créées au fil du temps pour amplifier et compléter son combat : « Aubes », « Baclofène », « Resab », « Olivier Ameisen », « Baclohelp » [3]. C’est ainsi que dès 2010 s’est déclenché une contamination virale inédite, une augmentation exponentielle des prescriptions [4] et des centaines, des milliers de témoignages de patients et de médecins attestant de l’efficacité de ce traitement.

Le Pr Olivier Ameisen est décédé le 18 juillet 2013 à Paris d’un infarctus du myocarde.

En pratique, force est de constater que quatorze ans après sa découverte, cette révolution thérapeutique soulève toujours autant d’oppositions, de refus, de critiques, d’incompréhensions et de peurs. Pourtant, la pharmacovigilance de ce myorelaxant prescrit en neurologie depuis plus de quarante ans, dans le monde entier, à des millions de patients et régulièrement à haute dose et sur de longues périodes [5], n’a jamais alerté sur une éventuelle dangerosité. Mais en addictologie, les nouveaux paradigmes qu’il induit bousculent trop profondément les certitudes, croyances et pratiques inscrites de longue date. Alors ce myorelaxant ne joue pas plus sa survie qu’il serait subitement mortel. Il porte une innovation de rupture dans le traitement de l’addiction, une nouvelle approche, un nouvel avantage qui n’existait pas encore et crée de nouveaux usages, rendant possible une réalisation impossible jusque-là, riche de nouvelles avancées sanitaires, économiques et sociales, dont le monde entier pourra profiter. La prise de conscience de ce progrès médical majeur ne s’arrêtera plus et rayonne déjà dans le monde où il se prescrit de plus en plus avec les mêmes succès. Et l’industrie pharmaceutique l’a bien compris, puisque certains de ses leaders internationaux investissent massivement en R&D sur le fonctionnement neurobiologique du baclofène.

Alors, il est maintenant temps et profitable de sortir de ces conflits d’intérêts, guerres de positions, faux semblants, déclarations douteuses, ignorances et scénarios catastrophes qui sclérosent le débat pour l’élargir et l’inscrire dans la réalité. Ouvrir les échanges à la richesse des parcours, nourrir les réflexions par la littérature disponible, entamer un dialogue scientifique pluridisciplinaire, éclairer objectivement le grand public et mobiliser sur le « comment » afin d’accompagner, sécuriser et faciliter les soins des malades. L’excellence médicale française a une nouvelle fois l’opportunité de changer le monde. Pour la France, ce sont 3.8 millions « d’usagers à risques d’alcool » [6]  pour 120 Md€ de coûts sociaux par an [7].

Pour cela, patients, malades, proches, médecins, psychologues, infirmiers, journalistes… sont invités à nous envoyer leurs témoignages, quelques lignes sur leur aventure personnelle avec le baclofène (contact@o-ameisen.org et contact@baclofene.org) pour que ces milliers de cas particuliers complètent les données scientifiques et expérientielles, forment un commun des savoirs, alimentent la démonstration de cette innovation responsable en santé et contribuent aux processus de décision, à la définition et l’application d’une nouvelle stratégie de santé publique.

Enfin, patients, malades, proches, médecins, psychologues, infirmiers, journalistes… sont invités ce 27 mars 2018 à partir de 20h00 pour échanger, comprendre ce nouveau concept d’indifférence, parler du traitement, de ses résultats, de ses caractéristiques et effets secondaires, répondre aux questions, partager des témoignages, dans une ambiance de confiance et de dialogue.

Replacer objectivement la découverte médicale du Pr Olivier Ameisen au cœur du sujet.

« Rien n’est à craindre, tout est à comprendre » Marie Curie

 

L’accès de l’hôpital étant sécurisé, merci de vous signaler préalablement par mail (avant lundi 26 midi) pour les consignes d’accès sur  contact@o-ameisen.org ou  contact@baclofene.org

Ce communiqué de presse est téléchargeable ici

[1] Ameisen O. Complete and prolonged suppression of symptoms and consequences of alcohol-dependence using high-dose baclofen: a self-case report of a physician. Alcohol and Alcoholism. 2005 Mar-Apr;40(2):147-50.

[2] Olivier Ameisen « Le dernier verre » Ed. Denoël

[3] Sites Internet des associations : Aubes = baclofène.fr / Baclofène = baclofène.org & baclofène.com / Resab = resab.fr / Olivier Ameisen = o-ameisen.org & olivierameisen.fr / Baclohelp = baclohelp.org

[4] http://www.openhealth.fr/suivi-epidemiologique-temps-reel/ias-baclofene

[5] Smith CR, LaRocca NG, Giesser BS, Scheinberg LC. High-dose oral baclofen: experience in patients with multiple sclerosis. Neurology 1991;41:1829-1831.

Jones RF, Lance JW. Baclofen (Lioresal) in the long term management of spasticity. Med J Aust 1976;1:654-657

Pinto O de S, Polikar M, debono G. Result of international clinical trials with Lioresal. Postgrad Med J 1972;48(suppl):18-23

[6] Beck et al., 2011

[7] Le coût social des drogues en France, P. Kopp, OFDT, Note 2015-04

LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE D’ALCOOLOGIE VENDUE A L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE ?

 

Les Prs Mickael Naassila et François Paille, respectivement président et président d’honneur de la Société française d’alcoologie (SFA), ont signé le 8 mars 2018 un communiqué sur le baclofène dans le mésusage de l’alcool accompagné d’une étude de la littérature rédigée par ces deux mêmes auteurs. Cette étude approximative occulte de nombreuses données, en particulier celles d’essais favorables au baclofène.

Ces deux universitaires en appellent à un examen scientifique et serein de la question. En effet, c’est cela qui importe. La SFA et ses responsables sont-ils les mieux placés pour le faire ? Non, si on en croit leur travail lacunaire. Mais, ce n’est pas tout.

Il faut s’interroger sur la partialité de la SFA, en particulier celle des deux auteurs de ce communiqué. En effet, comme le montrent les documents que nous révélons aujourd’hui*, la SFA et ses administrateurs ont reçu pendant plusieurs années des sommes importantes du laboratoire Lundbeck, qui commercialise le nalmefène, un concurrent direct du baclofène.

De plus, la SFA s’est livrée en 2014 à la rédaction de recommandations favorables au nalmefène. Ces recommandations ont été largement subventionnées par le laboratoire Lundbeck.

Nous demandons que les sommes touchées par la SFA et ses administrateurs au cours des dix dernières années soient intégralement rendues publiques, dans un esprit de transparence. Jusqu’à maintenant, ils se sont refusés à le faire, malgré les demandes qui leur ont été adressées.

Nous souhaitons que la publication des recommandations de la SFA sur le mésusage de l’alcool soit rétractée car l’ampleur des liens d’intérêts avec le laboratoire Lundbeck a été camouflée. De plus, cette publication fait état d’un soutien financier de la Direction générale de la Santé, ce qui est inexact, comme l’a affirmé le directeur général de la santé lui-même. Les auteurs des recommandations de la SFA prétendent avoir suivi les règles de la Haute Autorité de santé en matière de recommandations sur bon usage des médicaments, ce qui est également faux. Les liens d’intérêts des « experts » notamment avec le laboratoire Lundbeck auraient contraint la Haute Autorité de santé à les récuser, car cela ôte toute validité à leurs conclusions.

Il n’est pas tolérable qu’une société savante et des chercheurs s’érigent en arbitres, alors qu’ils sont en conflits d’intérêts. Nous demandons que le ministère des solidarités et de la santé ainsi que les autorités universitaires diligentent des enquêtes sur cette inconduite scientifique manifeste.

 

Sylvie IMBERT –  Présidente de l’association Baclofène

Samuel BLAISE – Président de l’association Olivier Ameisen

Dr Patrick de la Selle – Président de l’association Resab

* Les documents que nous rendons publics remontent à fin 2016. Deux universitaires soutiens du baclofène ont été reçus le 14 novembre au ministère de la santé par Benoît Vallet, alors directeur général de la santé, en novembre 2016. Les documents ci-joint remontent à la même période. Ils reposent sur des données objectives et vérifiables. Les pouvoirs publics n’ont pas agi, malgré les preuves d’inconduite scientifique qui leur ont été apportées.

Base_Transparence_Sante

Journees_SFA_mars2013

Rencontre_avec_le_DGS_a_propos_de_la_SFA_et_ses_dirigeants

Mel_B_Vallet_SFA

Mel_M_Naassila

CP_Baclofene-aOA-Resab_SFA_14-mars-18

 

« Allô Docteurs », une manipulation mensongère de l’information

Quand une émission médicale du service public poursuit une vindicte très personnelle contre un traitement.

Le 30/10/14, l’émission Allô Docteurs était diffusée en direct sur le sujet « Alcool : arrêter grâce aux médicaments ? »

Présenté par Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse, les deux invités étaient :
– Pr Michel REYNAUD, psychiatre, addictologue à l’hôpital Paul Brousse, Villejuif
– M. Samuel BLAISE, président de l’association Olvier Ameisen, Paris

Il a été pendant un certain temps, possible de revoir cette émission sur le site allo-docteurs-du-30-10-2014_1   Mais celle-ci était expurgée de toutes les interventions de Samuel Blaise.

Voici ce qu’il en reste maintenant : sortir-de-l-alcoolisme-grace-aux-medicaments   Le message est aux antipodes de l’émission d’origine visible ici en intégralité. Il est clairement à charge contre le baclofène et en faveur du Selincro et de l’Alcover. Toutes les interventions de Samuel Blaise ont été censurées. Il s’agit clairement de manipulation mensongère de l’information.

Il est par ailleurs regrettable  de constater que toutes les émissions Allô Docteurs sont à charge contre ce traitement ou insinuent avec insistance son inefficacité et sa dangerosité, montrant ainsi une interprétation partiale des données de la science et un biais intellectuel intentionnel. C’est un manquement flagrant aux principes déontologiques journalistique et médical et une utilisation malhonnête du service public qui a vocation à informer de façon juste et impartiale.

Aujourd’hui, cette émission lance un appel a témoins

« Effets secondaires du baclofène : Vous êtes alcoolo-dépendant et vous avez pris du baclofène. Ce traitement a entraîné des effets secondaires importants, voire dangereux et vous a contraint à l’abandonner. Votre témoignage nous serait précieux. Votre anonymat bien sûr peut être préservé.« 

Qui vont être les « experts » pour cette prochaine vindicte anti-baclofène ? Leurs amis perclus de conflits d’intérêts comme d’habitude ? C’est exploiter l’ignorance du grand public alors que la mission d’un journaliste est de l’éclairer.

Pourquoi cet angle éditorial à charge contre ce traitement ? C’est exclure les dizaines de milliers d’anciens malades maintenant guéris qui peuvent venir témoigner de son efficacité et de la réalité de ses effets secondaires.

Cette attitude rend Michel Cymes et Marina Carrère d’Encaussse complices des ruptures dans la continuité des soins au sens de l’article R.4127-47 du code de la santé publique, entraînant de facto la mise en danger de la vie d’autrui.

Nous en informons la chaîne France 5 et le CSA pour que cessent ces pratiques indignes.

Cet appel à témoins à charge est une honte, le reportage qui en résultera déstabilisera encore un peu plus les médecins et pharmaciens.

N’hésitez pas à manifester votre désapprobation à ce type de pratique en utilisant le formulaire pour témoigner de votre succès face à l’alcool grâce au baclofène ou de votre attachement à ce traitement.

 

RTU baclofène : concertation CNAM-ANSM

Une étude sur la sécurité du baclofène menée sous la responsabilité de la CNAM, de l’INSERM et de l’ANSM rendue publique le 03 juillet 2017, a entrainé le 27 juillet, la décision de ne plus autoriser les prescriptions à des posologies supérieures à 80 mg (pour mémoire, la RTU de mars 2014 qui autorisait une posologie de 300 mg a été renouvelée en mars 2017).

Cette décision a suscité plusieurs critiques des spécialistes de terrain, d’universitaires, d’addictogues, ainsi que de nombreuses associations et sociétés savantes, tous pointant l’anonymat de l’étude, la méthodologie non décrite de façon détaillée et, des données brutes inaccessibles. Le 06 septembre, onze universitaires ont à nouveau demandé à la CNAM et à l’ANSM qu’une discussion rigoureuse s’ouvre avec les auteurs de l’étude comme les bonnes pratiques scientifiques l’exigent.

Une réunion s’est tenue vendredi 13 octobre au siège de la CNAM, associant l’ANSM ainsi que madame Catherine Hill et le Pr Bernard Granger.

Son compte rendu ci-dessous confirme leurs critiques sur la validité de l’étude ayant conduit l’ANSM à limiter à 80 mg par jour la posologie du baclofène dans le cadre de la RTU.

Les premiers_résultats_de_Baclophone, l’étude de pharmacovigilance menée par la Direction de la Recherche en Santé du CHRU de Lille précisent aussi qu’il n’y a pas de problème majeur de sécurité avec le baclofène.

C’est dans ce contexte que le Directeur Général de l’ANSM s’exprimera demain, mercredi 18 octobre après-midi au colloque ATHS de Biarritz sur le thème « Baclofène : de la RTU à la procédure d’évaluation de l’Autorisation de Mise sur le Marché ». Campera-t-il sur ses positions malgré la faiblesse rigoureusement démontrée de cette étude CNAM-INSERM-ANSM ? Et les autres intervenants de cette plénière, interpréteront-ils les données dans un sens systématiquement biaisé en défaveur du baclofène ?

 

Compte-Rendu réunion baclofène CNAM-ANSM

Bernard Granger et Catherine Hill

13 octobre 2007

Diaporama_ANSM-CNAMTS_B-Granger_C-Hill_oct-17

 

BACLOPHONE : Un premier rapport intermédiaire publié

L’ETUDE PHARMACO- EPIDEMIOLOGIQUE INÉDITE SUR LES EFFETS INDÉSIRABLES DU MEDICAMENT BACLOFENE DANS L’ALCOOLODEPENDANCE

BACLOPHONE est une étude pharmaco-épidémiologique consistant en un suivi téléphonique étroit des patients traités par baclofène pour alcoolodépendance, au cours de leur première année de traitement. L’objectif principal de BACLOPHONE est d’observer l’imputabilité du baclofène dans les événements indésirables (EI) pouvant survenir en cours de traitement, afin de mieux préciser la responsabilité de la molécule au regard des problématiques de sécurité complexes constatées dans cette population. Des rapports intermédiaires seront ainsi publiés tous les ans, sous réserve de l’évolution du statut réglementaire de ce traitement en France.

L’étude BACLOPHONE a démarré en janvier 2016 dans la région Hauts-de-France. Elle a été élargie à la région Normandie en octobre 2016, puis au reste de la France en avril 2017. Les données analysées ici portent sur la première année d’inclusion (jusqu’au 01/01/2017), soit sur un total de 104 patients inclus.

Aucun décès n’a été constaté chez ces 104 participants. Onze EI graves ont été rapportés, parmi lesquels 3 présentaient un niveau d’imputabilité du baclofène probable ou certain, et 8 un niveau d’imputabilité possible ou douteux. Vingt huit participants ont quitté l’étude avant la fin de l’année de suivi téléphonique, dont 10 en raison d’un EI.

Les données préliminaires de ce rapport doivent être interprétées avec prudence en raison du nombre encore limité de participants et d’une durée de suivi incomplète. Ces données montrent toutefois un niveau de responsabilité très variable du baclofène dans la survenue de problèmes de sécurité en cours de traitement. Elles suggèrent également que certains EI imputables au baclofène surviennent en cas de prescription ou de prise du traitement ne respectant par les recommandations officielles, notamment lorsque les variations de posologies sont trop rapides. Ce dernier point souligne la nécessité d’une bonne connaissance des modalités de prescription du traitement par les médecins prescripteurs et les patients, et l’intérêt de renforcer la formation des prescripteurs et l’information des patients recevant ce traitement.

Le prochain rapport intermédiaire est attendu pour le printemps 2018.

Accéder au rapport intermédiaire sur la première année d’étude dans son intégralité